MESSAGE DE LA PRÉSIDENCE DE L’INTERRÉGION

« Un à un »

Jesus One on One with a Child

« Tendre la main, un à un, pour secourir ceux qui sont non-pratiquants. » (Plan de l’interrégion pour 2018) 

L’un des récits les plus dramatiques et délicats du Livre de Mormon est l’apparition du Sauveur aux fidèles Néphites après sa crucifixion et sa résurrection. Les Néphites ont été témoins d’une destruction massive et d’une perte de vie lors de la mort de notre Seigneur. Il semblait que la terre entière était en émoi, presque comme si l’univers pleurait la mort du Fils unique de Dieu.

Quand la destruction avait finalement cessé : « il y eut des ténèbres épaisses sur toute la surface du pays…

« Et il arriva que pendant trois jours, on ne vit aucune lumière ; et il y avait continuellement de grandes lamentations… parmi tout le peuple » (voir 3 Néphi 8:20, 23).

Les Néphites ont été abandonnés dans les ténèbres pour redouter et se lamenter de leurs victimes et se demander ce qui allait se passer ensuite. Mais finalement, les ténèbres se dispersèrent et le peuple « s’était rassemblé autour du temple qui était au pays d’Abondance ; et ils s’émerveillaient et s’étonnaient entre eux… et ils s’entretenaient aussi de ce Jésus-Christ, dont le signe de la mort avait été donné » (3 Néphi 11:1-2).

« Et il arriva que tandis qu’ils s’entretenaient de la sorte, ils entendirent une voix paraissant venir du ciel ; … elle les perça jusqu’à l’âme même » (3 Néphi 11:3).

Ils n’avaient pas compris pour la première fois la voix qu’ils ont entendue, ni pour la deuxième fois, mais « la troisième fois, ils ont compris la voix qu’ils entendaient ; et elle leur disait : « Voici mon Fils bien-aimé, en qui je me complais, en qui j’ai glorifié mon nom : écoutez-le.

« Et il arriva [qu’] ils levèrent… les yeux vers le ciel ; et voici, ils virent un Homme descendre du ciel ; et il était vêtu d’une robe blanche ; et il descendit et se tint au milieu d’eux…

« Et il arriva qu’il étendit la main et parla au peuple, disant :

« Voici, je suis Jésus- Christ, dont les prophètes ont témoigné qu’il viendrait au monde.

« Et il arriva que lorsque Jésus eut dit ces paroles, toute la multitude tomba à terre ; car ils se souvenaient qu’il avait été prophétisé parmi eux que le Christ se montrerait à eux après son ascension au ciel » (3 Néphi 11:6-10, 12).

Imaginez l’étonnement de ce peuple tandis qu’il regardait le Seigneur ressuscité. C’était là Jésus-Christ, le Grand Jéhovah de l’Ancien Testament, le Messie du Nouveau Testament. Il aurait dû y avoir un mélange d’angoisse et de joie pendant qu’ils contemplaient ce qui allait se passer ensuite. Alors, d’une manière aimante et douce, « le Seigneur leur parla, disant : Levez-vous et venez à moi, afin de mettre la main dans mon côté, et aussi afin de toucher la marque des clous dans mes mains et dans mes pieds, afin que vous sachiez que je suis le Dieu d’Israël et le Dieu de toute la terre » (3 Néphi 11:13-14).

Sur cette simple invitation, « la multitude s’avança et mit la main dans son côté, et toucha la marque des clous dans ses mains et dans ses pieds ; et cela, ils le firent, s’avançant un à un jusqu’à ce qu’ils se fussent tous avancés, et eussent vu de leurs yeux, et touché de leurs mains, et connussent avec certitude et eussent témoigné qu’il était celui à propos duquel les prophètes avaient écrit qu’il viendrait » (voir 3 Néphi 11:15 ; italique ajouté).

Cette puissante expérience « un à un » a profondément touché le cœur et la vie de ceux qui y étaient présents. Tant et si bien que pendant quatre générations suivantes, plus de deux cents ans, ils vécurent comme un peuple de Sion dans l’amour parfait et dans la paix. Le ministère personnel du Sauveur, tendant la main à chaque personne à la fois, fut une grande influence lorsqu’il bénissait la vie de ces personnes, les amenant à être complètement pratiquants dans l’Église et dans l’Évangile.

Plan de l’interrégion pour 2018 – Secourir un à un

En tant que présidence de l’interrégion, nous avons eu l’impression d’encourager nos membres à « tendre la main, un à un, pour secourir ceux qui sont non-pratiquants ». Ce noble objectif signifie que nous avons la responsabilité de rechercher, de tendre la main et de persévérer dans l’effort de secourir nos frères et sœurs qui sont faibles dans leur foi ou qui ont besoin de notre soutien. Cet effort de sauvetage sera toujours concentré sur une personne à la fois. Il faudra que nous recherchions et exercions le ministère auprès de nos frères et sœurs un à un. Un cœur, une âme, un enfant de Dieu à la fois.

Parabole de la brebis égarée

Le Sauveur a enseigné cette vérité importante en enseignant une parabole à propos des bergers et des brebis :

« Quel homme d’entre vous, s’il a cent brebis, et qu’il en perde une, ne laisse les quatre-vingt-dix-neuf autres dans le désert pour aller après celle qui est perdue, jusqu’à ce qu’il la retrouve ?

« Et lorsqu’il l’a retrouvée, il la met avec joie sur ses épaules,

« et, de retour à la maison, il appelle ses amis et ses voisins, et leur dit : Réjouissez- vous avec moi, car j’ai retrouvé ma brebis qui était perdue.

« De même, je vous le dis, il y aura plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se repent, que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de repentance » (Luc 15:4- 7 ; italique ajouté).

Les enseignements de la parabole sont clairs : nous devons rechercher la brebis égarée. En tant que sous bergers œuvrant pour le bon berger, nous consacrons notre temps et nos talents à tendre la main et à secourir ceux qui sont non- pratiquants ou qui ont des difficultés ou qui sont dans le besoin.

Nous ne savons jamais quand ceux auprès de qui nous exerçons le ministère reviendront. Chaque personne a un libre arbitre et a son propre temps. Notre devoir est simplement d’exercer le ministère comme l’a enseigné le Sauveur aux Néphites :

« Néanmoins, vous ne le chasserez pas de vos synagogues, ou de vos lieux de culte, car vous continuerez à servir de telles personnes ; car vous ne savez pas si elles ne reviendront pas et ne se repentiront pas, et ne viendront pas à moi d’un cœur pleinement résolu, et je les guérirai ; et vous serez le moyen qui leur apportera le salut » (3 Néphi 18:32).

Nous « ne savons pas » ce qui arrivera, nous « continuons simplement à servir de telles personnes. »

Le sauvetage

Dans le Victoria and Albert Museum de Londres, en Angleterre, il y a un beau chef d’œuvre peint en 1831 par Joseph Mallord William Turner. Aimé par le président Thomas S. Monson (1927- 2018),  il l’a décrit dans son discours de la conférence générale d’avril 2001 :

« Le tableau représente de lourds nuages noirs et une mer démontée suggérant le danger et la mort. Le fanal d’un vaisseau échoué brille à distance. Au premier plan, sur la crête écumeuse des vagues déferlantes : un canot de sauvetage. Les hommes tirent de toutes leurs forces sur les avirons tandis que le canot plonge dans la tempête. Sur le rivage se tiennent une femme et deux enfants, trempés par la pluie et fouettés par le vent. Ils regardent avec inquiétude vers le large. »

Lorsque le président Monson regardait le tableau, il a dit : « J’ai instinctivement abrégé le titre de ce tableau. Pour moi, il est devenu : Le sauvetage. Au milieu des tempêtes de la vie, le danger guette ; et des hommes, comme des vaisseaux, s’échouent et risquent d’être détruits. Qui va manœuvrer les canots de sauvetage en laissant derrière soi le confort du foyer et de la famille, pour porter secours ? » (Thomas S. Monson, « Le sauvetage, » Conférence générale d’avril 2001 ; voir aussi « Notre responsabilité de secourir », Le Liahona, octobre 2013, 4).

Chers frères et sœurs de l’interrégion d’Afrique du Sud-est, nous avons beaucoup à faire. Beaucoup ont besoin de nos efforts de sauvetage. Comme l’a dit le président Monson : « Le monde a besoin de votre aide. Il y a des genoux à affermir, des mains à saisir, des esprits à encourager, des cœurs à inspirer et des âmes à sauver. Les bénédictions de l’éternité vous attendent » (« Le sauvetage, » Conférence générale d’avril 2001). Nous vous invitons à regarder vers l’extérieur et à voir clairement ceux qui ont besoin d’être secourus.

L’Évangile rétabli de Jésus-Christ est la réponse à chaque question, la solution à chaque problème. Nous devons trouver des moyens de « tendre la main, un à un, pour secourir ceux qui sont non-pratiquants » dans l’Évangile de Jésus-Christ. Que Dieu nous accorde la foi de le faire, c’est là notre prière.